Vendredi 4 mai 2012
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Près de 9 millions et demi de
Français ont voté, au premier tour, pour Nicolas Sarkozy. Avec 27,18% des suffrages, il est coiffé sur le poteau par François Hollande qui ne le devance que de 1,45% des votants !
Rien n’est donc encore joué, loin de là, contrairement à ce que certains médias et instituts sondages, qui se font volontiers, juges et censeurs, nous avaient pourtant vendus comme inéluctable et
incontestable.
La République n’est pas plus « sondagière » qu’elle ne doit être, du reste, communautaire, comme nous y inviterait pourtant les partenaires politiques et électoraux de François Hollande.
La Gauche Moderne qui a décidé, lors de sa Convention nationale du 24 mars dernier, de soutenir Nicolas Sarkozy, voit ainsi son choix légitimé : ce dernier demeure le plus à même de diriger notre
pays en cette période de crise, où les vents de la tempête se sont apaisé mais peuvent souffler de nouveau à la première bourrasque de la finance internationale.
Humanistes, à l’écoute d’un monde où les asymétries économiques et sociétales restent un chantier à combler ;
Républicains exigeants, et vigilants face à la tentation communautariste visant à amalgamer des communautés plutôt que de créer une identité collective et façonner un destin commun ;
Laïques tolérants, mais tout aussi intransigeants quand il s’agit de faire face à ceux qui souhaitent remettre en cause l’universalité de la portée de la laïcité ;
Sociaux-libéraux, ouverts aux innovations et soucieux de créer la richesse d’aujourd’hui et sécuriser les emplois de demain ;
Femmes et hommes, élus de terrain, responsables associatifs fortement impliqués dans tous les territoires - hexagonaux et ultramarins - de la République, Français de l’étranger, Français issus de
la diversité : le 6 mai, sera l’occasion de confirmer notre choix de raison et de conviction, pour que la France reste forte, unie et solidaire.
Ce sera aussi l’occasion, en fidélité avec notre légitime spécificité, en exprimant nos différences assumées, par rapport au candidat de l’UMP, de rappeler les valeurs humanistes, progressistes
et de solidarités auxquelles nous tenons et qui caractérisent notre engagement aux côtés de Nicolas Sarkozy.
Ces dernières, prises en compte par Nicolas Sarkozy et exprimées à plusieurs occasions dans ses meetings, comme celui de Cernay en Alsace, le 25 avril dernier, font toujours autant la différence
avec une gauche plus que jamais pétrie dans ses ambiguïtés qui lui font oublier bien vite les anathèmes du passé et les oukases lancés contre ceux qui défendaient une Europe plus confédérale,
nettement moins libérale et résolument plus protectrice que celle que le candidat François Hollande défendait en 2005 et qu’il continue de louer aujourd’hui.
Le réformisme a définitivement changé de camp en 2007 : le parti socialiste, resté archaïque et autiste, est demeuré aveugle à ce qui, pourtant, en avait fait sa légitimité, autrefois en France
et aujourd’hui au-delà de nos frontières.
La « réforme juste » a été le fil directeur de l’alliance nouée entre la droite, les centristes et la gauche réformiste et moderne depuis 2007. Elle le demeure davantage encore en 2012.
Jamais un Président de la République n’avait autant métamorphosé notre pays en si peu de temps et avec autant de conviction et de détermination ! Changements spectaculaires et ostensibles quand
il s’est agi de réformer les fondements essentiels à la pérennité du service public et à la continuité de fonctionnement de l’Etat (Justice, Université, Force Armées, Santé, Assurance
maladie…).
Mais aussi changements « fondamentaux » quand il s’est agi de prendre à bras le corps - avec réalisme, courage et responsabilité - les principaux sujets de préoccupation des Français : l’emploi,
le pouvoir d’achat, la sécurité, les retraites.
Choix parfois douloureux, que nous impose la nécessité de maintenir nos acquis économiques, sociaux, culturels dans un monde où la concurrence est ouverte, souvent faussée tout au moins encore
trop fortement dé-régulée.
Choix pourtant difficiles à assurer dans bien des cas, car il convient de veiller tout autant à garantir notre image, notre qualité de vie, notre mode de pensée ; bref ce qui constituent les
identités plurielles du peuple français, admirées et transmises - par le passé comme aujourd’hui - à travers toute la planète.
Choix néanmoins indispensables, si l’on souhaite assumer notre rang de grande puissance, à la fois régulatrice et protectrice, qui continue à éclairer le monde, en premier lieu desquels vis-à-vis
de partenaires rigoureux aux demandes citoyennes tout aussi prégnantes que celles des Français !
Il ne reste désormais plus que quelques jours cruciaux pour ramener à la réalité nombre d’électeurs qui se sont déclaré pour une candidature ayant réussi à attirer dans ses filets les Français
qui souffrent le plus de la crise ; les jeunes, les agriculteurs, les ouvriers.
Ce sont ces votants, issus le plus souvent de milieux ruraux fragilisés et des quartiers dits populaires, se considérant jusqu’ici sans voix, qui se sont senti poussés dans une impasse et qui de
facto ont décidé de voter aux extrêmes. Il nous faut aussi aller conquérir ceux qui ont décidé de bouder les urnes.
Bref, il nous faut continuer à combattre le Front national et ne nous laissons pas abuser il n’est pas question de « chasser sur les terres » du Front national mais de chasser ce dernier des
terres autrefois perméables aux idéaux de justice sociale et de souveraineté populaire.
Ce combat nous l’avons engagé et continuerons à le mener au-delà de l’élection présidentielle, aux côtés des humanistes, des radicaux, de la famille centriste, des écologistes non dogmatiques,
avec qui nous soutenons Nicolas Sarkozy depuis cinq ans et avec qui nous partageons nombre de valeurs fondatrices de notre engagement, notamment notre foi partagée dans une Europe que nous
souhaitons réformer pour qu’elle continue de protéger notre quotidien, pour qu’elle libère des dogmatismes et qu’elle élargisse l’horizon économique et social de ces citoyens, telle qu’elle fut
pensée en 1957 par les pères fondateurs de l’Europe.
Les bouleversements géopolitiques et géo-économiques que nous vivons, qui signent la fin du cycle né aux lendemains de la seconde guerre mondiale, ne rendent pourtant pas caduque tout ce que nous
avons contribué à mûrement façonner. C’est notre devoir d’Européens convaincus quoique vigilants de montrer en quoi l’Europe est la réponse, pas la cause à nos maux.
La Gauche Moderne y contribuera avec conviction et détermination pour faire gagner, le dimanche 6 mai, Nicolas Sarkozy, et par-là même pour faire gagner une France forte, dans une Europe qu’il
faudra par la suite également consolider !