Notre fédération

La Fédération des Hauts-de-Seine de la Gauche Moderne est avant tout une formation politique qui s'inscrit dans la majorité présidentielle plurielle. Sa vocation est, dans la cadre de l'ouverture, d'apporter la dimension sociale, humaniste et économique aux grandes réformes dont la France a besoin. La Gauche Moderne est d'autant mieux placée pour ce combat qu'elle est le lieu naturel de rencontres d'hommes et de femmes venant de tous les horizons. Cette diversité lui permet d'être partout présente  dans toutes les strates de la société.  Ce qui lui permet d'avoir une autre approche et d'apporter un regard nouveau sur le libéralisme et le social.

Jean Loup Dujardin (Animateur de la Fédération 92)

Lundi 14 septembre 2009 1 14 /09 /Sep /2009 05:23

Patrick Buisson  est l'un des hommes que le chef de l'Etat écoute le plus. C'est la première fois depuis qu'il travaille pour lui qu'il s'exprime.

 

Extraits d’une interview d’Eric Mandonnet pour  l’Express.fr du 03 09 09

 

 

Vous êtes conseiller de Nicolas Sarkozy, sans appartenir à son cabinet. Comment définiriez-vous votre rôle auprès du président ?

Je ne suis pas conseiller de Nicolas Sarkozy. J'accomplis une mission de conseil dont est chargée ma société auprès de la présidence de la République. Les mots ont un sens et l'impropriété sémantique est souvent une porte ouverte à la malveillance. Mon rôle ? Il est de faire vivre et prospérer le lien direct que Nicolas Sarkozy a établi avec les Français, notamment avec les catégories populaires, lors de la campagne présidentielle. Tout l'intérêt des enquêtes est dans la compréhension, et donc dans l'anticipation des mouvements de l'opinion, mais ces études ne constituent qu'un outil parmi d'autres au service de l'analyse politique et des préconisations stratégiques.

………

 

La crise financière redonne-t-elle une chance à la social-démocratie?

Au contraire, elle l'enfonce. D'abord parce que la crise et l'endettement des Etats affectent les politiques de redistribution, qui constituaient la rente électorale des partis sociaux-démocrates. Ensuite, parce que les socialistes ne veulent pas comprendre que la demande d'Etat a sensiblement changé de contenu. Elle ne porte plus seulement sur un rôle de régulation dans le secteur de l'économie, mais sur le renforcement des fonctions protectrices de l'Etat dans la société.

Un exemple ? Face aux désordres engendrés par la mondialisation en matière de flux migratoires, le PS est partisan du "moins d'Etat" et toute une partie de la gauche ne veut pas d'Etat du tout: ni frontières, ni contrôle, ni principe de précaution.

 

Tant qu'ils n'auront pas accompli cette révolution culturelle, les socialistes français resteront coupés du peuple. Les quadras du PS sont, comme leurs aînés, tributaires du même biotope: think tanks, médias et agences de communication, dont la principale caractéristique est d'ignorer ou de mépriser les attentes des catégories populaires.

Autant dire que je ne vois pas un candidat transgressif sortir de ce languissant psychodrame. Les sempiternels débats sur les questions de procédure et les configurations d'alliance montrent qu'ils posent toujours leurs problèmes en termes d'arithmétique et non de dynamique électorale.

 

En quoi la crise modifie-t-elle le lien entre Nicolas Sarkozy et les Français?

La supériorité de Nicolas Sarkozy tient dans sa capacité à incarner l'autorité de l'Etat et à assumer pleinement les fonctions régaliennes qui lui sont liées. En période ordinaire, c'est un atout majeur. En période de crise, c'est un capital inestimable qui le fait apparaître comme le seul référent politique stable dans un environnement chaotique, le dernier rempart contre les désordres nés de la crise.

Le scrutin de 2007 a concrétisé ce que l'on sentait confusément: à savoir le retour au modèle du leadership qui, dans l'histoire, supplée toujours à un vide de la culture, à l'épuisement des idéologies et des expertises. A première vue, l'élection américaine de 2008 s'inscrit dans un schéma identique.

Mais il existe, à mon sens, une grande différence entre le "Yes we can" d'Obama et le "Ensemble tout devient possible" de Sarkozy. Le premier exprime ce que Heidegger appelait la "volonté de volonté sans contenu" ou, si l'on préfère, la puissance pour la puissance, sans aucun message particulier: oui, nous le pouvons, mais nous pouvons quoi? La réponse se fait encore attendre. Le second renvoyait à l'adéquation entre un homme et un programme, et non à une personnalité en tant que substitut d'idées devenues évanescentes.

 

Quel est le principal danger qui guette le président dans son rapport avec l'opinion?

Observons, d'abord, que rien de ce qui a été écrit depuis le début de la crise à propos du lien entre le chef de l'Etat et les Français ne correspondait à la réalité. Le prurit révolutionnaire était dans les médias, pas dans la rue, encore moins dans les urnes.

 

Cela étant, l'hyperprésidence volontariste de Nicolas Sarkozy a créé un niveau d'attente qui risque d'amplifier les mouvements erratiques de l'opinion. Ce président si peu monarque, si peu enclin à endosser la dimension sacrale de sa charge, suscite des espérances dignes d'un roi thaumaturge. En cas de déception, sa popularité pourrait en souffrir, mais je suis de ceux qui croient à la primauté du politique, c'est-à-dire de l'ordre symbolique sur l'économie. Il y a un mot superbe de Cioran qui résume cela: "Privée d'un parfum d'inutilité, l'Histoire ressemblerait à un guichet de banque."

Au final, le quinquennat se jouera moins sur le bilan que sur la capacité du pouvoir à imaginer la France d'après la crise et à jeter les bases d'une société du mérite et du travail, en rupture avec les errances du système. La droite n'a rien à gagner à être réduite au parti de l'économie, au parti du matérialisme absolu, car, comme le démontre, avec une régularité confondante, l'histoire électorale, cette dimension n'influence qu'à la marge le choix des électeurs.

Il suffit d'examiner le résultat des scrutins majeurs en Europe depuis vingt ans pour s'apercevoir que le score des sortants n'est absolument pas en corrélation avec l'évolution du taux de chômage. Le cimetière des grands battus du suffrage universel est plein de candidats au bilan économique flatteur.

Inversement, des gestionnaires malheureux sont sortis régénérés du bain électoral. D'autres l'ont dit avant moi: "Politique, d'abord." Ce que vient d'imposer Nicolas Sarkozy aux banques et aux banquiers en est la meilleure illustration.

 

Les régionales de 2010 auront-elles une forte signification nationale ?

Ce sont des élections locales, dans lesquelles le PS peut encore faire bonne figure grâce à une fiscalité qui lui conserve des marges de manoeuvre pour la redistribution et le clientélisme. Les collectivités territoriales représentent en quelque sorte la base de repli historique de la social-démocratie, sa peau de chagrin.

 

L'alchimie de la présidentielle est d'une tout autre nature. Il y a, sans conteste, dans le précipité de cet exercice de démocratie directe un fond de césarisme et des molécules plébiscitaires. Ce qui, culturellement, constitue un lourd handicap pour les candidats du PS, qui sont censés être d'abord l'émanation d'un projet collectif. Seul Mitterrand est parvenu à le surmonter, parce que sa culture, son tempérament et sa pratique politique devaient plus à son milieu idéologique d'origine, c'est-à-dire la droite autoritaire, qu'à sa dernière famille d'adoption. Il fut d'ailleurs un modèle parfaitement abouti et très respectable de monarque républicain.

 

Le problème que pose au PS l'élection du président au suffrage universel touche à l'essence même de ce scrutin. C'est la raison pour laquelle les plus avisés à gauche sont favorables à sa suppression, mais n'osent pas pour la plupart l'assumer publiquement.

Quelles certitudes avez-vous, à ce jour, à propos de 2012?

Une seule, mais elle est massive : les électeurs qui feront la décision sont ceux qui se sont abstenus à l'occasion des élections européennes. Près de 19 millions de Français qui avaient participé à la présidentielle de 2007 ont, en effet, choisi de ne pas aller voter le 7 juin dernier.

Le profil de ces abstentionnistes nous est parfaitement connu: c'est la France du travail, des ouvriers et des employés, des précaires et des exposés, des sans-diplôme et des faibles revenus. Bref, la "France qui souffre", qu'avait su mobiliser le candidat Sarkozy en 2007. Rien n'est pire que de se tromper dans l'appréciation des catégories décisives du marché politique.

Le sarkozysme étant un empirisme sans tabou, je le crois à l'abri de ce genre d'écueil. Parce que, tôt ou tard, il finit toujours par retrouver le chemin du réel.

 

Patrick Buisson

Interrogé  par Eric Mandonnet pour  l’Express.fr  (EXTRAITS)

 


Par jean-loup Dujardin - Communauté : Réformer la France
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Samedi 12 septembre 2009 6 12 /09 /Sep /2009 06:46


Il faut lire Daniel Cohen (1).
 Rares sont en effet les économistes qui possèdent à ce point l’art de la pédagogie et de la synthèse. Faire comprendre Adam Smith, Malthus, Ricardo, Marx, Jean-Baptiste Say, Schumpeter, Kondratiev ou Keynes en quelques lignes accessibles à tous n’est pas à la portée du premier venu. Mais il faut aussi lire Daniel Cohen, proche de la gauche, président du conseil scientifique de la Fondation Jean-Jaurès. On prend ainsi la mesure des inquiétudes nourries et diffusées par nos élites face à la crise économique et au devenir du monde.


La thèse développée dans « La prospérité du vice »
 témoigne d’une vision de l’histoire économique occidentale fort pessimiste. « Le principal risque du XXIe siècle, peut-on lire dès les premières lignes,tient moins à la confrontation des cultures ou des religions qu’à celui d’une répétition, au niveau planétaire, de l’histoire de l’Occident lui-même... L’Europe a fini dans la barbarie de la Seconde Guerre mondiale le bref espace de temps au cours duquel, à compter du XVIe siècle, elle fut l’épicentre de l’histoire humaine. Qui peut jurer que l’Asie échappera aujourd’hui à ce destin tragique ? »


« Destin tragique », tel serait en résumé l’histoire de l’Occident depuis la formidable expansion portugaise du XVe siècle et la découverte des Amériques au XVIe siècle. Uniquement guidée par le calcul de ses intérêts, fondant sa révolution industrielle sur la traite des esclaves africains, noyée dans les « eaux glacées du calcul égoïste », pour reprendre la formule de Marx à l’égard de la bourgeoisie, se nourrissant de l’accroissement des inégalités et de la misère des classes populaires, jalouse de ses frontières et épuisée par les querelles entre Etats-nations, l’Europe aurait fini sa course dans le suicide collectif des deux guerres mondiales. Un risque qui, selon Daniel Cohen, pourrait se répéter dans la mesure où « ni la richesse ni même l’éducation ne rendent meilleur un homme qui est mauvais » . Certes, on pourrait penser que l’actualité donne du crédit à cette vision «inquiète » sinon sinistre de l’histoire de l’Occident.
Si les hommes sont aujourd’hui incomparablement plus riches qu’il y a trente ou cinquante ans, ils ne sont pas plus heureux. Les massacres de Yougoslavie et du Rwanda, les conflits qui surgissent aux quatre coins du monde comme la violence des attentats terroristes ont douché les espoirs de paix universelle provoqués par la chute du mur de Berlin. Le krach financier de 2007-2008 réveille le spectre de 1929. L’entrée de la Chine et de l’Inde dans le monde industriel renforce la menace du krach écologique.


Cette vision tragique de l’histoire de l’Occident
 ne correspond pas tout à fait à la réalité. Comme l’ont montré les recherches historiques, la thèse qui assigne aux traites négrières et à la colonisation un rôle important dans la révolution industrielle occidentale est difficilement défendable. Au XVIIIe siècle, les bénéfices moyens annuels de la traite ne dépassent pas 2,6 % pour les Hollandais, 4 % à 6 % pour les Nantais et 10 % pour les Anglais, soit moins que d’autres placements.
Comme l’a bien aussi montré David Landes, dont l’ouvrage « Richesse et pauvreté des nations » (Albin Michel, 2000) inspire fortement la première partie de « La prospérité du vice », l’Europe de l’Ouest a été le premier moteur du développement et de la modernité, et cela s’est fait dans le sens du « bien », même si la puissance intellectuelle a souvent été employée de manière abusive à des fins destructrices et mauvaises.


La monstrueuse tuerie de 1914-1918,
 qui défie encore la raison, doit moins aux tensions économiques qui étaient en voie d’apaisement qu’à l’acceptation par les élites et l’opinion que la guerre était « inévitable ». La crise de 1929 doit beaucoup plus aux conséquences dramatiques de cette guerre sur les économies et les sociétés de l’Europe occidentale qu’à la cupidité des marchés financiers américains.
Enfin, la Seconde Guerre mondiale échappe largement à la rationalité économique et s’explique moins par l’effondrement du commerce international que par les conséquences du traité de Versailles, l’humiliation infligée au peuple allemand et sa fusion dans un « mythe du chef » perçu comme la personnification de la nation et le noble champion de l’intérêt national (voir Ian Kershaw). Autant de révisions historiques qui nous invitent à ne pas attribuer aux « vices » du capitalisme occidental la responsabilité de tous nos « malheurs ». Que nous ont finalement proposé les expériences « socialistes »? La fierté d’une histoire acceptée et la vision (optimiste) de ses acquis sont sans doute aujourd’hui le meilleur des antidépresseurs.

Jacques Marseille, Le Point 10 09 09

1. Daniel Cohen, « La prospérité du vice » (Albin Michel, 2009, 19 E ).

Par Jacques Marseille, Le Point 
Par jldujardin
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Mercredi 9 septembre 2009 3 09 /09 /Sep /2009 06:17

 
Les 3èmes RENCONTRES NATIONALES
de La Gauche Moderne
Université de MULHOUSE

Samedi 19 septembre 2009

Université d’été, Université de rentrée, Université de Mulhouse,
Les 3èmes RENCONTRES NATIONALES de La Gauche Moderne le 19 septembre prochain marqueront la rentée politique de La Gauche Moderne.
Le monde dans la tourmente de la Crise économique, l'élargissement de la Majorité Présidentielle pendant l’été, la préparation des élections régionales, et bien d'autres sujets de l'actualité politique constitueront les éléments autour desquels se structureront les débats de cette journée.

Quand arriver ? Comment s'y rendre ? Quand repartir ? Où se loger ?

 

3émes Rencontres Nationales de La Gauche Moderne
Université de Mulhouse
Samedi 19septembre 2009 

Adresse : 
Faculté des Sciences Economiques 
Sociales et Juridiques
Campus Fonderie
16 rue de la Fonderie
68 Mulhouse


Programme Samedi 19 septembre 2009

9h30
-
10h30
Conseil Politique National
10h00
Accueil des Participants
10h30
-
12h00
Débat de Politique Générale
Intervention des représentants des Régions et Fédérations
12h00
Intevention de Jean-Marie BOCKEL Président de La Gauche Moderne
12h30
Conférence de presse
13h00
-
14h30
Déjeuner
14h30
-
16h00
Reprise débat général
16h00
-
16h30
Pause
16h30
-
17h50
Réunion des Commisions
17h55
Mot de conclusion de Jean Marie BOCKEL
18h00
Fin des travaux
19h30
Pot de l'Amitié
20h30
Buffet Dînatoire

Par jean-loup Dujardin - Communauté : la gauche moderne
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Mercredi 9 septembre 2009 3 09 /09 /Sep /2009 06:11
Mardi 8 septembre 2009


Au-delà des critiques  politiques, même vigoureuses, normales dans une démocratie, Nicolas Sarkozy  est  l’objet d’attaques d’une grossièreté et d’une violence, rarement atteintes en France.
Les raisons n’en sont pas toujours très claires. 

L’origine étrangère, certains ajoutent hypocritement « cosmopolite » du Président y participe pour une part, comme très certainement sa réussite : en France, les conservateurs ou les esprits étroits pardonnent rarement à ceux qui réussissent trop vite, et qui, ne craignant pas d’afficher cette réussite, suscitent envie et jalousie.  Son activisme aussi qui bouscule les hiérarchies, les habitudes et les situations acquises, son goût pour l’autorité, son mépris des convenances et sa désinvolture vis-à-vis de cette pensée unique d’une gauche satisfaite, si satisfaite que le moindre changement la fait protester, peuvent aussi concourir à cette détestation.

Le  noyau de cette haine, à partir duquel elle s’est propagée, se trouve parmi les « bobos »,  résidents  des centres-villes, notamment des premiers arrondissements de Paris. Plus libertaires que démocrates, anti libéraux attachés à leurs libertés individuelles, d’autant plus persuadés de leur bon droit qu’ils estiment que celui-ci n’exige aucun devoir en retour, ardents défenseurs des droits de l’Homme et des exploités les samedis  après-midi  entre République et Nation, révolutionnaires en parole mais conservateurs dans leur comportement, partisans de tous les changements qu’apportent les modes,  mais ennemis de ceux qui remettraient en cause leurs privilèges ou leur confort intellectuel et moral,   ces faux révolutionnaires, appartiennent  souvent au monde des « manipulateurs de symboles »  modernes ,  intellectuels de moyenne gamme , ne se sentant pas reconnus à la valeur qu’ils s’accordent : publicitaires, journalistes, avocats,  intermittents du spectacle , artistes davantage auto proclamés que reconnus,  professeurs et étudiants  engagés dans les filières sans débouchés…   

C’est là, semble t-il, que se trouve le noyau de ce rejet sans concession du Président, porté à son paroxysme par les trois aigris de la politique, mus par  l’ anti-sarkozysme forcené qui leur sert de programme, par ordre alphabétique et d’entrée en scène politique, Bayrou, Royal et Villepin ! Tous les trois sont engagés contre Nicolas Sarkozy, dans un combat « personnel » qui emplit leur horizon mais les conduit  dans une impasse.
 

Ségolène Royal, sans doute la plus politique et la plus volontaire des socialistes, salamandre ou phénix  qui renaît de ses défaites successives - de la présidentielle, du Congrès de Reims, de ses demandes de « pardon pour la France » - serait la plus dangereuse, mais son refus de s’intégrer à son parti pour préférer mener une croisade personnelle et  prétendument « morale »  contre le Président, la condamne à la solitude, et ses interventions désordonnées et surprenantes suscitent une incompréhension toujours plus grande parmi les électeurs.

François Bayrou a commis l’erreur, en choisissant une opposition systématique et viscérale, d’abandonner la  position  du « ni gauche ni droite »,  du « je soutiens ce qui est bien, je m’oppose à ce qui va dans le mauvais sens » qui le situait dans une position centrale et apparemment objective qui plaisait à beaucoup.   Affaibli par le mauvais score réalisé par le MoDem aux dernières élection européennes, de plus en plus isolé,  définitivement coupé des électeurs favorables à la majorité, il tente de se rapprocher d’une gauche qui ne l’acceptera jamais que comme un auxiliaire éventuel mais ne le soutiendra pas. Sa faute stratégique et sa haine obsessionnelle lui ont  sans doute fait perdre toutes ses chances.

Dominique de Villepin, enfin, voudrait bien participer à la course politique, mais trop dilettante, trop personnel et  trop éloigné des préoccupations des Français, il ne pourra même pas y entrer.   Seule la scène médiatique s’offre à lui,  où il peut jouer le rôle, toujours apprécié mais peu honorable et  forcément limité, de celui qui attaque avec obstination son propre camp et ne se manifeste que dans le dénigrement de ses amis.

 

Tous les trois participent activement à cette déviation de la vie politique qui devient de plus en plus personnalisée et passionnelle et dans laquelle les polémiques remplacent les débats, les  jeux des acteurs occultent les messages,  la simplification obligatoire interdit toute nuance, et les critiques argumentées d’un projet,  d’une décision ou d’une politique cèdent définitivement la place aux mises en causes personnelles.

Marc d’Héré


Par jean-loup Dujardin - Communauté : la gauche moderne
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Samedi 5 septembre 2009 6 05 /09 /Sep /2009 11:18

Contribution énergie climat: pour une réforme juste


Par Simon Pierre TREZEGUET...


Le Président de la République a raison de dire qu’il ne sert à rien de revendiquer une croissance verte si on a pas le courage politique d’aller jusqu’au bout du raisonnement, et donc de mettre en place une fiscalité qui décourage la pollution, et encourage les bonnes pratiques.  Nous devons changer nos habitudes de consommation, en particulier énergétiques.  Les Français l’ont largement accepté, à un point tel que 40% d’entre eux sont prêts à accepter la Contribution Energie Climat dans sa forme actuelle !

 

La Contribution Energie Climat n’est pas une taxe nous dit-on, mais un mécanisme incitatif pour faire évoluer les comportements et nos modes de consommation.  Soit.  La prime à la casse, couplée au bonus/malus écologique, est un mécanisme incitatif très efficace qui retire de la circulation de vieux véhicules polluants pour de nouveaux véhicules beaucoup moins polluants.  En plus, cela permet de soutenir notre industrie automobile !

 

Mais si nous augmentons le prix de l’essence demain, quel nouveau comportement allons-nous favoriser ? Les millions de Français qui doivent obligatoirement prendre leur voiture pour aller au travail, emmener les enfants à l’école, les emmener à leurs activités du mercredi, pour aller faire leurs courses, pour aller visiter leur famille, vont-ils pouvoir librement opter pour un autre mode de transport (transport en commun, voiture électrique, vélo) ?  Non car les infrastructures n’existent pas, les modèles de voitures n’existent pas.  Aujourd’hui, une voiture électrique coûte au moins 25 000 euros à l’achat.  Il n’existe pas de citadines électriques abordables (autour de 15 000 euros).  Ces modèles n’arriveront pas sur le marché avant 2011.

 

Aujourd’hui, il ne serait pas juste de mettre en œuvre la Contribution Energie Climat sur l’essence et le diesel, car cette mesure n’aurait quasiment aucun rôle incitatif à l’adoption de nouveaux comportements ou de nouvelles technologies.

 

Aussi, je préconise que la mise en place de la Contribution Energie Climat (avec une tonne de CO2 à 32 euros) soit synchronisée avec l’arrivée sur le marché de véhicules électriques urbains (si possible fabriqués en France). C'est-à-dire qu’il faut annoncer aujourd’hui qu’elle rentrera en vigueur en 2012.  Cela donnera de la visibilité aux industriels pour leur permettre les investissements nécessaires.  Cela donnera de la visibilité aux particuliers pour qu’ils commencent à adapter aujourd’hui leurs décisions afin d’être prêt en 2012 (choix du logement, du véhicule, des écoles, etc.).

En attendant, la prime à la casse et le bonus/malus écologique doivent être prolongés, en étant plus sélectifs qu’aujourd’hui.

 

En parallèle, on peut dès 2010 mettre en place une Contribution Energie Climat sur le chauffage au fioul.  Les technologies existent pour remplacer ce mode de chauffage par des technologies propres (pompe à chaleur en relève de chaudière, chauffe-eau solaire, etc.).  On peut donc surtaxer significativement le fioul (32 euros voire plus) et utiliser cet argent pour financer les travaux.  On peut aussi dès maintenant mettre en place une taxe sur les emballages vendus en France (y compris sur les produits importés).

 

Le Grenelle de l’Environnement a validé de nombreuses mesures qui créeront les conditions du choix face à la Contribution Energie Climat.  Il faut donc mettre en œuvre ces mesures maintenant et prévoir une montée en puissance progressive de la Contribution Energie Climat.

 

Une réforme juste pour une fiscalité écologique, c’est d’abord inciter les citoyens à faire les bons choix.  En l’absence de choix, il ne peut y avoir de justice.

 

Simon-Pierre TREZEGUET
Membre du Conseil National de La Gauche Moderne

Par jean-loup Dujardin - Communauté : la gauche moderne
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