Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 01:18

Il y a 5 ans, l'Abbé Pierre disparaissait.

Il fut un indigné avant l'heure.

A cette occasion, le comédien Philippe Torreton, parrain de la Fondation, a lu l'appel lancé par l'abbé qui a donné naissance à l'insurrection de la bonté, au cœur du rugueux hiver 1954. «Ce texte est solennel, il a marqué notre histoire et j'éprouve surtout un sentiment de colère en le lisant. On n'en finit pas d'avoir une société qui rend les gens miséreux ! C'est démentiel qu'à notre époque des gens dépensent les trois quarts de leurs ressources pour avoir un toit. C'est démentiel que d'autres vivent dans des taudis, dans des logements qui n'en sont pas."

"C'est très important de continuer à faire vivre cet appel à la solidarité en cette période électorale. Il ne faut pas oublier l'homme, le citoyen ", a assuré le comédien.

 En ce début de campagne présidentielle, le logement semble s'installer progressivement comme un thème prioritaire. Ce processus d'émergence est logique tant il est vrai que l'obtention d'un toit pour les plus miséreux ou le maintien dans une résidence pour les classes plus moyennes deviennent de plus en plus difficiles.

Malgré le fait que les plans triennaux de la loi SRU soient respectés en grande majorité, beaucoup de communes refusent encore de construire des logements sociaux, au nom d'une politique sociale hygiéniste et indécente. Depuis longtemps, la mixité sociale, qui ne peut s'obtenir qu'à travers une politique de l'habitat vigoureuse, est raillée, pointée comme utopiste, irréalisable, au nom du sacro-saint dogme du droit du sol que les maires ne veulent voir en aucun cas remis en cause.

Cette période va forcément s'achever parce qu'en dehors de quelques arpents territoriaux où les gens aisés résident, mêmes les villes au potentiel fiscal correct vont être confrontées à la nécessité de construire pour ceux qui ne peuvent avoir accès à un toit.

Les maires récalcitrants vont donc devoir plier et sortir de cette rhétorique honteuse selon laquelle la mixité sociale renforcée par la présence de ménages plus pauvres est un abaisseur d'attractivité.

Le politique n'a plus le choix : un plan national de construction de logements  sociaux s'impose pour faire repartir de l'avant le parcours résidentiel, aujourd'hui une omniprésente réalité .

 

S MENU

Par jean-loup DUJARDIN
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Présentation

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés