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Il n'est pas sectaire, dogmatique ou gauchiste d'affirmer sans crainte d'être contredit que la politique de la ville a traversé un quinquennat pénible.
La seule comparaison des budgets mobilisés suffit à confirmer cette impression : le budget de la politique de la ville a été fixé à 548 M€ cette année contre 794 M€ il y a quatre ans. Et sans faire une fixation sur la personne de Maurice Leroy, ce dernier n'a jamais réellement habité la fonction et l'Histoire de cette politique dérogatoire chaotique ne retiendra pas son nom.
Que reste-t-il de la politique de la ville, plus de 30 ans après son lancement ? Une réussite incontestable, la rénovation urbaine, dont le grand architecte fut Jean-Louis Borloo en 2003 ; un échec monumental, un renforcement de la ghettoïsation dont le chiffre du chômage (deux fois plus de chômeurs en ZUS qu'ailleurs) incarne le symbole.
Les banlieues sont sorties du champ politique.??? !!!
Au Bourget, François Hollande n'a pas cité une seule fois le vocable, même si l'évocation des thèmes du logement, de la laïcité ou de la sécurité relève de la politique de la ville, action transversale.
Est-ce à croire que la gauche considère elle aussi, à l'instar de la droite, que le droit commun est seul habilité à réparer les injustices territoriales, les iniquités de conditions sociales ?
La politique de la ville, correctrice des manquements du droit commun, est-elle appelée à disparaître, tout simplement ?
Si la droite, qui n'a jamais été très fan de politique de la ville, a bien marqué son peu d'intérêt, on attend de voir comment la gauche s'y prendra pour ré-enchanter le discours sur la politique de la ville.
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