Notre fédération

La Fédération des Hauts-de-Seine de la Gauche Moderne est avant tout une formation politique qui s'inscrit dans la majorité présidentielle plurielle. Sa vocation est, dans la cadre de l'ouverture, d'apporter la dimension sociale, humaniste et économique aux grandes réformes dont la France a besoin. La Gauche Moderne est d'autant mieux placée pour ce combat qu'elle est le lieu naturel de rencontres d'hommes et de femmes venant de tous les horizons. Cette diversité lui permet d'être partout présente  dans toutes les strates de la société.  Ce qui lui permet d'avoir une autre approche et d'apporter un regard nouveau sur le libéralisme et le social.

Jean Loup Dujardin (Animateur de la Fédération 92)

Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /2009 00:00


Le chaos syndical, avant le K.O. de la profession

 

6% de revalorisation moyenne de la grille des salaires dans la restauration. L'accord conclu entre les syndicats de salariés et trois organisations patronales, le Synhorcat*, le CPIH* et le Fagiht*, est donc susceptible d'être étendu à l'ensemble de la profession. Il est pourtant dénoncé, à juste titre, par le premier syndicat du secteur, l'Umih*. En effet, dans une activité où la marge tourne autour de 3%, une augmentation aussi importante du coût de la masse salariale qui représente 45% des charges d'un restaurant, revient à manger les bénéfices de l'entreprise. L'effort social consenti représente selon la profession, 1,3 milliard d'euros, soit 60% des 2,4 milliards d'euros obtenus grâce à la baisse de la TVA de 19,6% à 5,5%. C'est-à-dire deux fois plus que l'engagement initialement pris auprès du gouvernement.

Ici comme ailleurs, le déficit de représentativité des organisations patronales conduit inexorablement vers la mise en grand danger des professionnels.

En effet, l'Umih a aujourd'hui beau jeu de dénoncer une unité syndicale "brisée" et des syndicats qui ont "hypothéqué l'avenir des entreprises des CHRD" quand ce même syndicat a mis la profession au bord du gouffre avec la signature en 2004 d'un accord sur le temps de travail et la 6e semaine de congés payés. C'est aussi l'Umih qui a été le premier syndicat à réclamer une TVA à 5,5% au lieu de négocier des allègements de charges vitaux.

Le Cerf avait déjà évoqué il y a deux semaines les luttes internes dans deux syndicats de la restauration, l'Umih et le Synhorcat (1). Le Cerf déplore une fois encore les règlements de compte en interne qui affaiblissent la représentation patronale et conduisent les dirigeants syndicaux à se livrer une guerre de position dans l'espoir, pour les uns, de récupérer une représentativité de plus en plus hypothétique aux yeux des pouvoirs publics ; pour les autres, de gagner de nouveaux adhérents et justifier, par opposition, leur propre représentativité. sur le dos d'une profession dévastée par la crise économique.

Le gouvernement, qui a fait preuve par ailleurs de la plus grande prudence et de responsabilité en tempérant la progression annuelle du Smic, doit absolument s'abstenir d'étendre l'accord sur la grille des salaires dans la restauration obtenu en plein chaos représentatif et reprendre la négociation salariale au risque sinon de poursuivre la ruine de la profession.

*Synhorcat : Syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs
*CPIH : Confédération des Professionnels Indépendants de l'Hôtellerie
*Fagiht : Fédération autonome générale de l'industrie hôtelière touristique
*Umih : L'Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie



Par jean-loup Dujardin - Communauté : Réformer la France
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Jeudi 17 décembre 2009 4 17 /12 /2009 00:00


Par Elie Arié...publié aussi sur Marianne2
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Une des réformes hospitalières les plus importantes, pour lequel votre serviteur se bat depuis une trentaine d’années, vient de voir le jour dans l’indifférence générale : à partir de janvier 2010, les patients pourront se renseigner sur leurs lieux de soins, classés selon dix indicateurs de qualité (reste à savoir comment : Internet ne suffira évidemment pas).

Pour l’année 2008, les principaux critères de qualité utilisés sont : la consommation de produits hydro-alcooliques, un indice de bon usage des antibiotiques, surveillance des infections du site opératoire, indice Icalin (qui reflète le niveau d’engagement de l’établissement) et un score qui agrège ces quatre indicateurs. On peut y ajouter d’autres indicateurs, comme le taux d’infections nosocomiales de l’établissement.
Ces indicateurs n’ont que peu de rapport avec les « palmarès » régulièrement publiés dans les hebdomadaires, à partir de critères jamais clairement précisés, mais dont le succès prouve bien qu’ils répondent à une vraie demande ; chacun d’entre nous, quoi qu’il en dise -et les médecins les premiers- , dès qu’il doit être hospitalisé pour une affection un peu sérieuse, se pose aussitôt la question : « C’est qui, le meilleur ? « . Mais la seule façon d’éviter la prolifération de « guides Michelin sauvages «  consiste à établir des indicateurs fiables, et à expliquer ce qu’on peut en tirer et ce qu’ils ne peuvent pas dire. (ceux qui seraient intéressés par davantage d’explications techniques sur les indicateurs de résultats les trouveront
 ici )

Il s’agit là d’un progrès démocratique majeur, qui s’attaque à l’une des inégalités sociales les plus criantes et les plus méconnues de notre système de soins : l’inégalité face à l’information. Certains d’entre nous ont les connaissances ou les relations pour savoir, en fonction de leur maladie, quel service hospitalier rechercher et lequel éviter, d’autres sont contraints à faire confiance au mythe administratif selon lequel  toutes les structures se valent (mythe qui sévit dans bien d’autres domaines : collèges, lycées, universités, etc., et dont personne n’est évidemment dupe).

Il faut, bien entendu, espérer que cette mesure s’applique aussi aux hôpitaux privés (cliniques), ce qui sera source de quelques surprises douloureuses, et mettra fin au mythe si solidement ancré selon lequel « le privé, c’est plus cher mais c’est mieux que le public ».
Cette mesure est le complément indispensable à la récente réforme du mode de financement des hôpitaux, dite « tarification à l’activité » ou T2A , consistant à allouer davantage de crédits aux hôpitaux qui ont une activité plus importante et à mettre l’argent là où il manque le plus : mais travailler plus ne suffit pas, il faut aussi pouvoir prouver que l’on travaille mieux. Cette double transparence, sur l’activité réelle et la qualité réelle, qui s’est longtemps heurtée à la résistance de tous les corporatismes médicaux et administratifs, semble aujourd’hui une avancée démocratique irréversible.

Mais on n’est pas encore au bout du chemin, une autre réforme majeure attend : l’alignement du mode de rémunération des médecins des hôpitaux privés sur celui des médecins du secteur public, par la généralisation du salariat et la suppression du paiement à l’acte (ce qui mettrait fin à la pratique si inégalitaire des dépassements d’honoraires) ; ébauchée dans le projet de la récente réforme hospitalière dite HSPT (qui prévoyait la suppression partielle des dépassements d’honoraires dans les cliniques en situation de monopole géographique), elle a dû être retirée par le gouvernement face à l’hostilité de sa majorité parlementaire ; la suppression du paiement à l’acte s’inscrivait pourtant dans la logique, instaurée par cette loi, de la convergence tarifaire entre secteurs public et privé, et s’imposera tôt ou tard ; on peut simplement regretter que l’opposition socialiste ait préféré voter contre cette réforme, au lieu de proposer cet amendement qui aurait constitué un autre progrès social majeur , mis le gouvernement face à ses contradictions, et permis de la voter malgré l’hostilité d’une partie des parlementaires UMP.

Elie Arié
Par jean-loup Dujardin - Communauté : Réformer la France
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Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /2009 06:31



 

Après les Echos fin novembre, c'est au tour de BFM Radio de révéler que les banques sollicitent les entreprises en bonne santé financière pour qu'elles utilisent leur ligne de crédit. Autrement dit, les banques démarchent des entreprises qui n'ont pas besoin d'argent pour les inciter à emprunter, tandis qu'elles continuent à rejeter les demandes des entreprises qui ont réellement besoin de liquidités : ainsi, selon le dernier baromètre des TPE Ifop Fiducial, les refus de crédit atteignent 42% des demandes, soit une augmentation de 19 points par rapport au trimestre précédent !

Le stratagème mis en place par les banques vise à faire croire à l'exécutif qu'elles continuent de financer l'économie réelle quand elles se contentent en réalité de ne prêter qu'au club très fermé des entreprises qui ne présentent pas de risques. Cette supercherie ne masquera pas le fait que les banques ne tiendront pas leurs engagements d'une augmentation des encours de crédit de 3 à 4% en 2009. Surtout, les derniers chiffres publiés par la Banque de France montrent une baisse spectaculaire des crédits de trésorerie de 15,6% sur un an, preuve de leur désengagement de ce secteur du crédit pourtant vital pour les entreprises. De plus, le modèle imposé par les banques aux TPE - découvert cher au lieu d'un crédit - doit être totalement remis en cause. Le président de la Banque Centrale Européenne, Jean-Claude Trichet en est réduit à rappeler que la BCE avait pris des mesures exceptionnelles de soutien au crédit, "pas pour les banques elles-mêmes, mais pour leur permettre de financer l'ensemble de l'économie".

Depuis le début de la crise économique au printemps 2008, le Cerf explique que les banques doivent au contraire mettre l'accent sur le crédit court terme et en particulier le crédit de trésorerie qui permet de financer le quotidien : l'urgence est bien de sauvegarder l'activité avant d'envisager de solliciter un crédit d'investissement. Le Cerf n'a cessé de dénoncer des banques, qui ont coupé le robinet à liquidités et sont ainsi responsables de milliers de défaillances d'entreprises et d'une envolée du nombre de chômeurs, victimes collatérales d'une crise financière payée comptant. Le Cerf demande ainsi depuis plusieurs mois à l'exécutif des actes politiques forts pour enrayer la machine à casser l'activité mise en oeuvre par des banques qui se sont détournées de leur coeur de métier pour investir sur les marchés financiers. 

Concrètement, soit le gouvernement réussit à contraindre les banques de financer l'activité ; soit le gouvernement sera contraint de mettre en place un système alternatif de crédit aux entreprises qui obligera enfin un secteur bancaire pas suffisamment concurrentiel, à s'aligner. L'Etat en a les moyens, via sa participation dans le groupe Banque populaire-Caisse d'Epargne : BPCE pourrait faire du crédit aux TPE et PME, un axe fort de son développement. Cet objectif était à l'origine de la création du CEPME, devenu BDPME, puis Oséo, combattu par le secteur bancaire qui ne voulait pas de cette concurrence : fortes de leur réseau d'influence, les banques ont ainsi mis la main sur un dispositif auquel les entreprises n'ont plus accès sans leur accord.


Par jean-loup Dujardin - Communauté : Réformer la France
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Mardi 15 décembre 2009 2 15 /12 /2009 07:11


 

 

Redonner à la France un grand projet d’avenir,

porteur d’avancées pour les générations futures

           

           

 

La Gauche Moderne se réjouit de la feuille de route que le Président de la République a assigné à l’emprunt national, lors de la conférence de presse qui s’est déroulée aujourd’hui : investir pour accroître le potentiel de croissance économique de la France et orienter cet investissement autour de quelques priorités stratégiques, privilégiant les secteurs d’excellence, vitaux pour l’avenir de notre pays.

L’investissement sur l’avion du futur, le navire économe, Ariane, la recherche et le développement, l’enseignement supérieur sont autant d’exemples parmi tant d’autres des retombées positives que notre pays est en droit d’attendre pour retrouver foi en son avenir et en son talent.

L’idée de l’emprunt entraîne naturellement l’adhésion d’une formation soucieuse de voir prévaloir l’intérêt général et celui des générations futures.

Et même si La Gauche Moderne imaginait un montant plus élevé que celui finalement adopté - 35 milliards - afin de conforter un pacte national éprouvé par la crise, notre formation politique souscrit aux priorités annoncées par Nicolas Sarkozy, qu’il s’agisse de l’enseignement supérieur, de la formation, de la recherche ; de l’industrie, du numérique ou du développement durable.

Le Président a choisi de maintenir un cap volontariste qui requiert l’intervention de l’Etat afin de créer les conditions d’une reprise durable de la croissance. C’est le cœur de cette politique que nous avons choisi de soutenir, contre tous les conservatismes.

Nous réaffirmons qu’un emprunt n’a jamais appauvri une nation dès lors qu’il correspond à la construction d’un actif, d’au moins égal montant.

L’esprit de ce grand emprunt, qui allie l’intervention de l’Etat aux potentialités innovatrices des entreprises, de la recherche et de l’université, sera un levier pour restaurer la confiance et renforcer notre pacte républicain.

La gauche moderne 

Par jean-loup Dujardin - Communauté : la gauche moderne
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Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /2009 05:37


Le Sénat invente l'impôt qui coûte cher à restituer !

 

Sur le papier, l'opération est blanche. Les représentants de la commission des Finances du Sénat ont obtenu du gouvernement que les entreprises qui réalisent entre 152 500 et 500 000 euros de CA, vont devoir s'acquitter d'une taxe de 1,5% sur la valeur ajoutée qui leur sera intégralement remboursée. Contrairement à ce que pensent les sénateurs, l'opération ne sera pas neutre pour la trésorerie des TPE puisque les entreprises devront d'abord payer cette taxe avant de se la voir restituer : le délai entre le décaissement et le remboursement viendra une fois de plus affaiblir les entreprises et enrichir les banques qui ne manqueront pas de facturer ce crédit à leur client. 
Au passage, les promoteurs de ce texte semblent oublier, un peu vite, que la crise économique qui détruit chaque jour des milliers d'emplois, est avant tout une crise de la trésorerie des entreprises. Les entreprises à forte valeur ajoutée en France seront donc bien pénalisées avec des emplois rendus moins compétitifs et, au final, le consommateur sera mis à contribution. L'adoption de ce texte le 14 décembre prochain par la Commission mixte paritaire sera un mauvais coup porté aux TPE, qui constituent la base de l'économie et du lien social des territoires.

A l'heure où les élus des Assemblées tirent à juste titre le signal d'alarme sur le niveau de la dette de l'Etat et la nécessité de réduire les dépenses pour les uns, d'augmenter les impôts pour les autres, ils semblent prêts à voter à l'unisson un texte qui revient tout simplement à jeter l'argent par les fenêtres : au motif de lever un impôt reconnu absurde, le Sénat propose en fait d'organiser une dépense supplémentaire pour restituer cet impôt ! Coût intégralement supporté par les finances de l'Etat. Avec de tels principes de gestion, il n'est pas étonnant que les dépenses des collectivités locales s'envolent.
Ce schéma de financement de collectivités locales est d'autant plus stupide qu'il va totalement à l'encontre des choix judicieux du gouvernement d'alléger la pression sur la trésorerie des TPE-PME décidés il y a un an dans le cadre du plan de relance : les remboursements anticipés de TVA, d'IS et du CIR représentent 13,3 milliards d'euros réinjectés dans les entreprises. "Ces soutiens de trésorerie ont permis à beaucoup de PME de passer le cap de la récession" explique Karine Berger, directrice des études économiques d'Euler Hermes, "Les défaillances d'entreprises ont d'ailleurs augmenté deux fois moins vite en France qu'à l'international". A cela s'ajoute les 200 000 entreprises qui ont bénéficié de délais de paiement sur les cotisations Urssaf et d'autres qui ont pu échelonner leur dette sociale et fiscale. C'est dans le même esprit que le Cerf réclame toujours la suppression de la TVA interentreprises qui grève inutilement la trésorerie des TPE-PME et représente un frein à leurs investissements.

Les élus locaux qui sont si soucieux de conserver un lien économique avec les entreprises présentes sur leur territoire, devraient comprendre que ce lien ne pourra perdurer que s'ils ont la volonté de lutter efficacement contre les défaillances d'entreprises et les délocalisations, plutôt que de voir l'entreprise comme une vache à lait. Le Cerf plaide depuis longtemps pour une fiscalité qui s'appuie sur la capacité contributive de l'entreprise.


Par jean-loup Dujardin - Communauté : Réformer la France
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